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Archéofact enr. : une entreprise peu commune... et
un avenir prometteur
-par Francine Deschamps-
Michel Cadieux pratique un métier peu commun. Il est
concepteur de pièces archéologiques et ethnographiques.
L'histoire et tout particulièrement la préhistoire
et l'archéologie expérimentale sont tellement
omniprésentes dans sa vie, que sa conjointe doit parfois
décréter une petite journée de congé,
ici et là, où il n'en sera pas question à
la maison. Autrement, il est sans cesse au travail, à
faire de la poterie primitive, à tailler de la pierre,
à concevoir ou fabriquer des maquettes, à consulter
des livres spécialisés, etc. Même quand
il se promène en pleine nature, pour le plaisir, les
traces du passé lui sautent aux yeux.
Un jour en camping, il s'est tout bonnement enfargé
dans une épée de traite portant le poinçon
des Jésuites. Par ailleurs, quand il prend une marche
sur une plage de Old Orchard, le campivallensien Michel Cadieux
est sans doute l'un des seuls vacanciers qui remarque par
hasard, une pointe de flèche dans le sable. Il faut
dire qu'il a participé aux fouilles et aux inventaires
de divers sites, et ce depuis plusieurs années. Il
se décrit comme un artisan qui travaille dans le domaine
de l'archéologie, mais qui possède une formation
«de terrain» et non académique. Par ailleurs,
il est autodidacte et continue sans cesse ses lectures dans
le domaine.
En 1992, il a fondé une entreprise qui a pour nom
Archéofact enr. À titre de concepteur de pièces
archéologiques et ethnographiques, Michel Cadieux touche
divers domaines: lithique(pierre taillée), céramique,
os et bois de cervidés, cuivre natif, etc. De plus,
il conçoit et réalise des maquettes à
partir de plans de fouilles archéologiques et de leur
interprétation. Il offre également ses services
pour animer des ateliers, notamment sur la taille et le polissage
de la pierre, sur la fabrication de la poterie et sa cuisson
primitive(sur feu de camp), sur la fabrication d'outils en
os ou en bois de cervidés, etc.
Le ministère des Affaires culturelles, le ministère
de l'Environnement (Service Canadien de Parcs), l'Université
de Montréal, le Parc archéologique de la Pointe
du Buisson, l'Ostéothèque de Montréal
et le musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
«Pointe à Callières» sont au nombre
de ses clients. Plus récemment, il a fabriqué
des objets destinés à la mise en valeur d'un
site nouvellement inauguré, celui du Centre d'interprétation
Archéo Topo, à Grandes-Bergeronnes, sur la Côte
Nord.
Par ailleurs, depuis quelques temps, il caresse un projet:
celui de préparer une exposition itinérante
et éducative, qui pourrait «voyager» à
travers le Québec et peut-être même à
l'extérieur. Il songe déjà à plusieurs
thèmes possibles: les technologies, des expériences
sur la poterie primitive, etc.
En attendant que ce projet se réalise, Michel a toujours
du «pain sur la planche». Entre ses travaux en
archéologie expérimentale(en particulier sur
la poterie) et ses divers contrats de fabrication d'objets
destinés à l'interprétation, l'animation
ou la vente dans les musées, il continue de correspondre
avec des tailleurs de pierre de l'Ohio et à garder
contact avec les Mohawks, des Hurons et des Abenakis du Québec,
car à travers ces échanges, il découvre
des légendes, des méthodes pour sculpter la
pierre, etc.
Michel Cadieux bénéficie d'une excellente publicité
«de bouche à oreille». En fait. celui-ci
ne laisse sortir de son atelier, que les pièces dont
il est totalement satisfait. Avec la réputation de
qualité que connaît déjà Archéofact
enr., l'avenir s'annonce prometteur.
(Le Soleil du St-Laurent -24 Juin 1995 Page 7)
*N'importe quel objet archéologique peut être
reproduit.
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